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Journalisme et internet : une étude de cas

27/03/2009 Aucun commentaire

Les mutations du secteur de la presse et des métiers du journalisme en général sont régulièrement abordées, plutôt avec catastrophisme. Les professionnels de l’information s’ inquiètent de la destruction de valeur aussi bien économique qu’éthique dans l’émergence du concept de journalisme citoyen. Cette crispation est-elle suffisante pour imaginer ce que deviendra le journalisme après cette mutation ?

Un article du site InternetActu revient sur  le cas des attentats de Londres. Extrait :

“Le caractère mythologique et volontiers sentencieux de cette défense [du métier par les journalistes eux-mêmes] et illustration des valeurs traditionnelles du journalisme trahit l’appréhension des professionnels devant les mutations qui les menacent. Avec le recul, on constate que la focalisation sur quelques couvertures a gommé bien des particularités de ce cas exceptionnel. C’est d’abord le caractère inaccessible des souterrains du métro qui a permis aux captures des voyageurs de prendre la place des photographies professionnelles. Moins que la production de l’image, ce sont ensuite les modalités de sa transmission qui apparaissent comme le facteur-clé de la publication. Dennen et Chadwick, loin d’être représentatifs de “Monsieur Tout-le-Monde”, sont au contraire de bons connaisseurs des outils numériques, comme en attestent le recours à la licence Creative Commons ou la retouche préalable de l’image.”

De quoi alimenter, et surtout préciser le débat sur la place de l’internaute dans la chaîne de l’information. La crise du journalisme est certainement et encore une fois, une crise pour des professionnels confrontés une mutation causée par le phénomène internet.

Les technologies font émerger des “usages” et des “pratiques”

16/01/2009 Aucun commentaire

388704730_mLa lecture du post de François “Les outils induisent un système de pensée” (voir-ci-dessous), m’a fait penser à ce livre fondamental que Pierre Lévy a publié en 1990 : “Les technologies de l’intelligence. L’avenir de la pensée à l’ère informatique“. L’objet de ce livre (qui a donc presque 20 ans, et que je recommande à tous les étudiants en communication !) est de repenser “le rôle des technologies informationnelles dans la constitution des cultures et l’intelligence des groupes”. Sa lecture peut nous permettre de mieux comprendre les enjeux et les ressors des “réseaux sociaux” contemporains, et les logiques d’innovation à l’ère de la “convergence numérique”.

L’auteur nous rappelle que chaque innovation technique constitue – au sens fort – une création de significations, et qu’elle a donc une “fonction de structuration du monde perçu“. Elle a ainsi un rôle majeur dans notre “activité cognitive” (qui consiste à produire du sens) “… l’activité cognitive… vise à produire un ordre dans l’environnement de l’être connaissant, ou tout au moins à diminuer la part du bruit et du chaos.

Nous devons penser notre environnement – et nous penser nous-même dans cet environnement – en terme d’ “écologie cognitive”, dans la mesure où “L’intelligence ou la cognition sont le fait de réseaux complexes où interagissent un grand nombre d’acteurs humains, biologiques et techniques.“, écrit le philosophe. “En écologie cognitive, il n’y a pas de causes et d’effets mécaniques, mais des occasions et des acteurs.” Ainsi, les notions de réseaux, d’interactions et d’interfaces sont des notions majeures pour penser, prendre et comprendre, ce que P. Lévy appellera dans un ouvrage ultérieur “le cyberespace”, et la problématique générale de “l’émergence”. Cette écologie cognitive a une forte dimension technique. Or, trop souvent la technique est pensée sur le mode de l’extériorité (la fameuse séparation cartésienne entre le “sujet” et “l’objet”, pilier de notre culture héritée) et sur le mode “déterministe”. Certes, comme le propose François dans son post, les “outils induisent un système de pensée”, mais c’est aussi notre façon “de penser ces outils” qui fait émerger des usages originaux et des pratiques innovantes. La technique ne “détermine” pas, elle “rend possible”, elle crée les conditions pour produire du sens, de la relation, etc… Pierre Lévy y insiste d’ailleurs dans son livre : “La technique, même la plus moderne, est toute en bricolage, réemploi et détournement.” Ainsi, les réseaux créent les conditions d’une “intelligence collective” (autre concept majeur chez Pierre Lévy) : “Une certaine configuration de technologies intellectuelles à un moment donné ouvre certains champs des possibles (et pas d’autres) à une culture.” C’est ce qui sans doute, nous permet de comprendre pourquoi la question des “savoirs” (leurs conditions de production, leurs principes de classification et leurs processus de capitalisation) est aussi stratégique pour l’ensemble des institutions, et comment ont été rendu possibles les conditions d’une “innovation ascendante“.

Web 2.0 : les 7 principes de Tim O’Reily

11/01/2009 un commentaire

225px-tim_oreilly2 Tim O’Reilly (Président-fondateur de O’Reilly Média, maison d’édition spécialisée dans l’informatique, et l’un des initiateurs de “l’open source” et du livre électronique) est celui qui a défini – en 2004 – les principes du web 2.0 :
1- Le web en tant que plate-forme
2- Tirer parti de l’intelligence collective
3- La puissance est dans les données
4- La fin des cycles de release
5- Des modèles de programmation légers
6- Le logiciel se libère du PC
7- Enrichir les interfaces utilisateur

La traduction en français du texte de Tim O’Reilly

Voir aussi, le point de vue d’Oreilly sur “Facebook”